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jeudi

L'enfant volé, Ian McEwan

Londres, une année des JO au début des années 80.



Stephen a perdu sa fille de trois ans au supermarché. Il tente de survivre à ça.



Un sujet facilement larmoyant (on imagine bien ce qu'en aurait fait Emmanuel Carrère!), mais un roman beaucoup plus ambitieux que ça, sur le temps, ce qu'on en fait, comment un enfant est désiré, naît, grandit et s'envole, parfois n'importe quand, ou n'importe comment...

Stephen, sa femme, ses parents, ses amis, un camionneur accidenté, affrontent un passé, des drames, des éternels remords, et tentent d'aller de l'avant, ou en arrière, ou en suspens, chacun à sa façon.

Il s'agit tout de même d'un roman anglais, donc il y a aussi la rédaction en comité Théodule d'un manuel de pédagogie appliquée, les hypocrisies de la politique, des histoires de train et des pots de thé au jasmin... Ah c'était bien! (pas top, mais bien)

***

L'enfant volé, Ian McEwan (1987). (en VO: The Child in Time)

Un roman parfait de Ian McEwan à l'intrigue passionnante assorti d'un film pas trop mal: Expiation (2001) (en VO: Atonement), devenu Reviens-moi pour le titre français du film qui reste Atonement en VO. Vous suivez? 


dimanche

Le facteur humain, Graham Greene

Londres, fin des années 70. 


Dans les locaux secrets de la Boîte (le MI-6 ou 5? ou 7? je ne sais plus mais bon, en gros, chez les espions de l'étranger), Castle et Davis s'ennuient un peu entre deux rapports de leurs correspondants en Afrique.

Maurice Castle a 62 ans, il est las de ce boulot et préfèrerait profiter d'une vie moins secrète auprès de sa femme Sarah, une jeune noire rencontrée en Afrique du Sud lors d'une mission sept ans auparavant, et de leur fils Sam.

Arthur Davis est encore jeune, pressé d'en découdre sur le sol africain, et en attendant d'avoir une vie plus trépidante, il joue aux courses, roule en Jaguar, boit beaucoup et drague Cynthia, sa secrétaire.

Ces deux personnages vont être les principaux objets d'une enquête interne autour d'une fuite supposée, dirigée par le Docteur Percival, un gros connard froid comme un poisson, Daintry, un type honnête et droit, et John Hargreaves alias "C", le patron de la Boîte. 



Le tout sur fond d'idéologies radicales dans un monde encore si proche où les divergences politiques creusaient des tranchées (et des tombes): guerre froide, Apartheid, colonisation, communisme, patriotisme, tout y passe.
Comme toujours chez Graham Greene, l'honnêteté, envers soi ou les autres, la droiture, le bon fond, ne sont pas des choses simples et carrées. 
Les âmes sont souvent torturées; si elles ne le sont pas encore, c'est sans doute pour bientôt. C'est le facteur humain.

***

Le facteur humain, Graham Greene (1978). (en VO: The Human Factor)

Un autre roman trépident avec le mot "facteur" dans le titre? Le facteur sonne toujours deux fois, de James Cain!

Mon premier Graham Greene: Le troisième homme, en quatrième: mon premier "livre de grands": une révélation!


jeudi

Sur la plage de Chesil, Ian McEwan

Angleterre, 1962.
Un hôtel "situé à un kilomètre et demi d'Abbotsbury dans le Dorset, à flanc de colline derrière le parking de la plage".
Florence et Edward s'apprêtent à passer leur nuit de noces, accessoirement leur première nuit ensemble et surtout leur première expérience sexuelle tout court. 
L'amour, l'émotion, la joie. 
Sauf qu'on est seulement en 1962, et que si d'ici quelques années tout va changer, pour l'instant, un énorme nuage de pudeur et de conventions plane au-dessus des deux amoureux et de leur rôti sauce brune.


En 175 pages, on découvre tout ce qui réunit les deux héros, tout ce qui les sépare, leur enfance, leur rencontre, leur futur, et tout au long de la nuit de noces, les progrès qu'ils effectuent déjà l'un et l'autre pour s'accommoder de la situation étrange quand un corps d'homme (et tout particulièrement son pénis tumescent) se confronte à un esprit de femme et inversement. 
Malheureusement ça ne suffira pas. 
Ce trop court roman offre l'avantage d'être lu en une après-midi tranquille et délicieuse, ponctuée de quelques éclats de rire.


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Sur la plage de Chesil, Ian McEwan (2007).

Un autre roman trop bien de Ian McEwan: Expiation (2001), adapté en le film bien cucul mais néanmoins délicieux Reviens-moi (2007).

Un autre auteur britannique qui a parlé des entraves de la société puritaine à l'épanouissement sexuel des couples mariés dans les années 60: David Lodge, notamment dans La chute du Britsh Museum (1965). Son univers ne s'arrêtant pas à cette question, avec toute une série sur les milieux universitaires anglais et américains très très très drôles.

Les Forestiers, Thomas Hardy


Quand je lis "Les Forestiers", une chronique sociale et comme son nom l'indique, sylvestre, d'un patelin perdu au milieu des bois, je ris souvent des métaphores sexuelles balourdes et éculées (mais peut-être Thomas Hardy en est-il lui-même à l'origine avec ce roman pourtant méconnu?) tournant sans finesse autour des sous-bois qu'on farfouille, des tapis de mousse humides, des jeunes branches tendues comme des arcs et de la sève qui jaillit.



Tout y est: Grace, la jeune fille élevée au-dessus de sa condition; Mrs Charmond, la bourgeoise trentenaire ancienne coquette; Mr Fitzpiers, le jeune médecin cruel et séducteur; Melbury, le vieux père qui a tout sacrifié et surtout, surtout, Giles Winterborne, l'homme des bois. Ambiance victorienne, corsetée et pleine de convenances et d'inconvenances.

Par ailleurs et surtout, le roman est traversé de part en part d'un nombre considérablement affreux de tragédies et autres destins contrariés, hasards malheureux, mauvais choix, mensonges, aveuglement, décisions désastreuses...

Le roman s'ouvre et se ferme sur un personnage "secondaire" mais dont la présence, l'honnêteté, la sagesse, l'humilité et l'amour tu écrasent tous les autres personnages qui pêchent par orgueil ou gourmandise et qui finiront mal.

Un roman ni franchement optimiste ni guilleret, en somme.

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Les Forestiers, Thomas Hardy (1887).

Un autre roman, contemporain d'ailleurs quoique français, composé d'une succession de désastres? je pense à La joie de vivre, d'Emile Zola (1884).

Un autre roman anglais tapi dans la mousse assortis d'étreintes dans la terre en dépit des convenances? L'amant de Lady Chatterley, D. H. Lawrence (1928)! A compléter avec le visionnage du film de Pascale Ferran (2006), notant au passage une superbe scène de fontaine qui explose à un moment fatidique, pour filer l'idée de la métaphore sus-citée.

Disons que la métaphore est un procédé qu'il appartient à chacun d'apprécier, mais malgré tout, point trop n'en faut, c'est vite ridicule.


Trois hommes dans un bateau (sans parler du chien!), J.K. Jerome

Voilà un petit ouvrage fort distrayant découvert au détour d'une page d'un numéro hors-série du Point consacré à l'esprit anglais, étant entendu qu'en dehors d'un sujet pareil il ne m'arrive strictement jamais d'acheter le Point, que les choses soient clairement posées comme de bien entendu.


D'après l'interminable préface, Jerome K. Jerome, un nom somme toute révélateur, n'eut pas le succès d'estime que sa popularité aurait pu lui laisser espérer. Admettons qu'on est loin du chef d'oeuvre et de l'aisance humoristique et légère de P.G. Wodehouse ou d'Evelyn Waugh, mais ça se laisse déguster joyeusement avec un Tonic bien frappé.

Ca se passe dans la petite bourgeoisie londonienne, celles de petits employés, doux inconséquents, célibataires encore mais joyeusement séducteurs à l'occasion; noyés dans l'absurde et le non-sens du début à la fin, ces jeunes hommes passent une semaine de vacances à canoter sur la Tamise, vacances somme toute plus dévastatrices pour les personnes qu'ils croisent que pour le lecteur (sans parler du chien).

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Trois hommes dans un bateau (sans parler du chien!), Jerome K. Jerome (1889).

D'autres romans britanniques et drôles? il suffit de demander, j'aspire à devenir une spécialiste! Aujourd'hui, je conseillerai simplement Grandeur et décadence, d'Evelyn Waugh et n'importe quel Jeeves de P.G. Wodehouse, mais j'en reparlerai.


vendredi

Rocher de Brighton, Graham Greene


J'ai découvert Graham Greene à l'âge treize ans, avec une scolaire lecture du Troisième Homme. J'ai alors décidé qu'il n'y avait pas grand chose d'autre à attendre de la vie que de bons livres, et j'en suis heureuse. Sur la couverture de mon exemplaire, il y avait Orson Welles traqué en plein Vienne de l'après-guerre, et quand plus tard j'ai vu le film, je me suis dit qu'il n'y avait pas grand chose d'autre à attendre de la vie que de bons films. Et après on me reproche de n'avoir aucune ambition!

Il s'agit d'une sorte de roman psychologique à suspense avec tout un tas de personnages déglingués et perdus. Son rapport torturé avec le catholicisme apparaît une fois encore, renforcé par la jeunesse des héros, à la fois purs et impurs, sacrifiés et incapables de se sauver ou d'être sauvés, prisonniers de leur destin, et qui ont trente-trois ans à eux deux (l'âge du Christ!).

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Rocher de Brighton, de Graham Greene, 1938 (Robert Laffont, Pavillon Poche).

Un autre titre faisant référence à des bonbons: Sucre d'orge, un recueil de nouvelles de Tennessee Williams!



Oscar Wilde, Arthur Conan Doyle: romans croisés



Récemment, deux lectures m'ont fait par hasard croiser Conan Doyle et Oscar Wilde.


Le premier roman, Arthur & Georges, de Julian Barnes, présente une biographie romancée de Sir Arthur Conan Doyle, célèbre créateur de Sherlock Holmes, croisée avec un célèbre fait divers britannique autour d'un personnage relativement sot et antipathique quoiqu'innocent, George Eladji.
Le roman peut paraître un peu inégal, puisque face au héros malheureux, poursuivi, victime de racisme, naïf et pas très éveillé, on est transporté d'allégresse et d'admiration pour la personnalité extraordinaire de Doyle, un homme honnête, intègre, droit, doué, aux multiples
facettes (médecin, auteur célèbre, sportif de haut niveau), curieux de tout...
Evidemment, l'opposition de ces deux personnalités est nécessaire à l'intrigue et au projet d'innocenter cet imbécile de George, mais comme le style suit, les chapitres concentrés sur ce dernier (c'est chacun son tour) ont du mal à décoller, ça finit par être lassant, d'autant que toute la fin du roman évoque la passion pour le spiritisme de Conan Doyle, et comme on ne marche pas une seule seconde, on s'écarte vraiment du polar haletant promis au départ.

Cela étant, une belle découverte, donnant l'envie de découvrir un peu mieux Sherlock Holmes!

Et par le plus grand hasard, annonçais-je, j'ai retrouvé Conan Doyle en tant que personnage de roman dans un polar assumé cette fois, acquis pour passer l'été dans la plus grande tradition, dont le détective n'est autre qu'Oscar Wilde, plus célèbre pour son dandysme et son procès en "grave indécence" que pour ses quelques romans, contes et nouvelles, qui gagneraient à être plus lues.
L'auteur, Gyles Brandreth (une sorte de people VIP anglais d'après ce que j'ai compris de la notice bio?) réussit un bel exercice de synthèse biographique et de récupération spirituelle, du coup le roman, à l'intrig
ue pas folichonne, se laisse lire avec beaucoup de plaisir, puisque les bons mots à la manière de (voire de tout court) Wilde égayent franchement le récit. Nombre de personnages ont vraiment existé, dont Doyle, sa femme, le narrateur Robert Sherard, ainsi que la plupart des lieux ou anecdotes évoquées, ce qui rend le tout beaucoup plus intéressant que je ne le craignais. J'attends la suite!


***
Arthur & Georges, un roman de Julian Barnes, 2005 (Mercure de France, Folio).

Oscar Wilde et le meurtre aux chandelles, un roman policier de Gyles Brandreth, 2007 (10/18 coll Grands Détectives).

Plus qu'un héros de roman fidèle et spirite, l'auteur Sir Arthur Conan Doyle: les aventures de Sherlock Holmes.

Plus qu'un détective amateur, goinfre et dépensier, l'auteur Oscar Wilde: Le portrait de Dorian Gray, Le crime de Lord Arthur Savile...

Pour retrouver le médecin qui inspira le créateur de Sherlock Holmes: Professeur Bell, une série BD de Joan Sfar!

lundi

Looking for Eric, Ken Loach


Hier soir j'entendais la critique du film par les critiques du Masque et la Plume (France Inter) et il est regrettable de constater qu'aucun d'entre eux n'a rien compris à ce beau film.
Ils soulignaient le fait que Ken Loach lâche ici la grande affaire politique et sociale de sa vie (il est communiste) pour se vautrer dans la sympatocherie footballistique et christique.

Ce qui est faux, car Looking for Eric a un discours de classe franchement radical à mes yeux (attention, ce qui suit sera proprement incompréhensible pour ceux qui n'auraient pas vu le film):




- l'opium du peuple (toutes ces télés partout qui sont une des raisons de la dérive familiale et dont la suppression représente un pas vers le retour à la liberté des personnages principaux),
- le militantisme communiste (Cantona et les Red Devils de l'équipe de Manchester!),
- l'union fait la force pour vaincre ceux qui dominent/humilient/exploitent/manipulent le peuple (la scène contre le voyou),
- la force du dialogue, du respect mutuel et du pacifisme (l'ex-femme) (mais oui),
- la possibilité d'une élévation sociale par le savoir (la fille aînée),
- l'union syndicale (les copains facteurs),
- les faibles exploités et soumis au mirage de la consommation et du bling-bling (le grand fils),
- les jeunes soumis à une violence sexuelle très tôt (le jeune fils et ses pornos)
- l'égalité sociale et le sens de la révolution (eh ouais) (l'extraordinaire scène des masques)...




J'en ai encore plein d'autres, mais le pompon, c'est de dire que Cantona symbolise la réussite du modèle américain et télévisuel de coachisation systématique, le coach de vie, le gourou, le dieu vivant. C'est absurde, Cantona lui-même avouant dans une scène très drôle (le film est très drôle) que non, il n'est pas un homme, il est Cantona.
Comprendre: il n'est que Cantona; en plus si ça se trouve, il n'existe même pas.



A noter que pour le fan de Cantona qui m'accompagnait, les scènes de souvenirs de buts et de passes glorieuses donnent le frisson.

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Looking for Eric, un film de Ken Loach coproduit par Eric Cantonna (2009).

Un autre film britannique qui fait semblant de parler de foot pour tenir un discours social: Bend it Like Beckham!, un film de Gurinder Chadha (2002).

Un autre film avec des facteurs, mais un film bien pourri et bien pas drôle: Bienvenue chez les Ch'tis!, de Dany Boon (2007).

jeudi

Vacances de printemps, Lewis Trondheim

Une nouvelle aventure de Lapinot, avec ses deux inséparables acolytes et la souris qu'il cherche désespérément à se faire d'un album à l'autre.
Pour les gens qui méprisent la bande dessinée en tant que genre littéraire de bas étage, il n'y a plus rien à faire, à part porter des tuniques ethniques, boire du thé fumé, et se limer les ongles des pieds.
Pour les gens civilisés qui aiment le vin rouge, les déclinaisons de ballerines, et manger des raisins secs au cinéma, Lewis Trondheim n'est rien de moins qu'un génie. 

Cette aventure se passe, disons, du temps de Jane Austen, dans le pays de Jane Austen, avec des gens un peu plus fortunés que chez Jane Austen, dont la plupart des héroïnes peinent un peu, à vrai dire. 

Cette précision nécessaire éclaire le concept des Formidables aventures de Lapinot. Sachez en effet que les épisodes précédents se passaient:
  • à Chamonix pendant les sports d'hiver, entre Clo-Clo en boîte de nuit et gueules de bois au vin chaud (ça c'était le zéroième tome, pour vous donner une idée);
  • dans le Far-West américain, avec saloon, filles de joie en petite dentelle, shérif corrompu, suffragettes et chercheurs d'or;
  • à Paris, avec des trentenaires d'aujourd'hui, vivant chômage et célibat, et tiraillés entre réussite sociale et concessions ou fidélité aux idéaux de jeunesse dans une société aseptisée, voyeuriste, politiquement correcte et hypocrite;
  • dans le Paris d'Eugène Sue et d'Adèle Blanc-Sec, enquêtes de policiers patibulaires, savants fous et créatures mystérieuses.

Le tout pétri de bons mots, d'astuces, de dessins léchés, de fils conducteurs d'un épisode à l'autre, d'amour et d'amitié.

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Vacances de Printemps, tome 5 des Formidables aventures de Lapinot, Lewis Trondheim (et Frank Le Gall pour cet épisode), Poisson Pilote, Dargaud (2001); 9€ (au moins).

D'autres histoires d'amour  se passant dans la campagne anglaise du siècle dernier: Orgueil et Préjugés, Jane Austen; Hurlevent, Emily Brontë; Lady Chatterley, D.H. Lawrence.






dimanche

Bons baisers de Bruges, Martin McDonagh

Ma journée commençait bien, je vomissais douloureusement de la bile mais pesais bien moins que les derniers mois; j'ai réussi à faire une sieste du matin (les enfants visitaient Grand-Mère); j'ai adoré le film vu l'après-midi; Yassek-la-pastèque aussi. 


En plus j'étais amoureuse de Colin Farrell tout le long du film, et même encore maintenant; torturé, il se rongeait les ongles, des larmes coulaient sur ses joues qui piquent, et portait la même chemise tout le temps mais de manière toujours différente, quel sens de l'esbrouffe. Ralph Fiennes m'a fait peur, j'ai choisi la destination de nos vacances prochaines (devine un peu où), eu envie de boire une pression de tapette bien fraîche avec beaucoup de mousse amère, décidé de faire découvrir Jérôme Bosch à mon fils, et pas saisi comment on dit "nain" en anglais (avec un accent irlandais).

Un film très drôle et très tragique, avec un scénario malin et intelligent (une précieuse rareté), des dialogues absurdes et ciselés, des acteurs vraiment parfaits, même les français, et une esthétique flamande renversante. Franchement, l'affiche du film ne fait pas honneur, mais bon.
Est-il nécessaire de préciser qu'un film pareil ne peut se voir qu'en VO?

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Bons baisers de Bruges, un film de Martin McDonagh (2008), avec Colin Farrell, Brendan Gleeson, Ralph Fiennes, Clémence Poésy. (4,80€ la place).

D'autres films avec l'excellent Colin Farell: Le rêve de Cassandre, Woody Allen (2007) et Alexandre, Oliver Stone (2004).

Autres choses à voir avec des tueurs torturés qui culpabilisent: Les Sopranos, David Chase (86 épisodes de la meilleure série du monde) et Mafia Blues, une comédie naze avec Robert De Niro et Billy Cristal (1999).