Affichage des articles dont le libellé est comédie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est comédie. Afficher tous les articles

jeudi

Challenge Woody Allen#5 Nuit de Chine

Avec Mario Poppins*, mon époux noces de cuir, nous avons décidé deregarder une dernière fois revoir notre collection de Woody Allenavant d'enfermer nos DVD pour un nombre d'années indéterminé. Notes ex abrupto.




Don't drink the water *****
(Nuit de chine)

(1994) téléfilm avec Woody Allen, Michael J. Fox


Un petit pays derrière le rideau de fer, 1961. 


Axel Magee (Michael J. Fox) est le fils d'un ambassadeur américain en terre communiste; il profite d'un voyage de ce dernier pour le remplacer et faire ses preuves. Il ne s'avère pas très doué dans sa tâche et c'est malheureusement ce moment qu'a choisi Walter Hollander (Woody Allen, survolté), un touriste américain de Newark, New Jersey, pour prendre à l'insu de son plein gré des photos compromettantes entraînant un effroyable quiproquo diplomatique entre les deux blocs. 






Réfugié avec sa femme et sa séduisante fille dans l'enceinte de l'ambassade, commence un séjour haletant, entre espionnite aigüe, marivaudage romantique et hystérie collective. 


Tout un ballet de personnages à mourir de rire (Axel, Walter, la fille et la femme de Walter, le personnel de l'ambassade -surtout celui qui se prend pour les frères Wright-, l'émir, le prêtre magicien, les policiers soviétiques...), des dialogues ciselés et un sens du burlesque décapant font de ce (télé)film tiré d'une pièce de théâtre écrite par mon héros en 1966, un pur chef d'oeuvre comique.





lundi

Looking for Eric, Ken Loach


Hier soir j'entendais la critique du film par les critiques du Masque et la Plume (France Inter) et il est regrettable de constater qu'aucun d'entre eux n'a rien compris à ce beau film.
Ils soulignaient le fait que Ken Loach lâche ici la grande affaire politique et sociale de sa vie (il est communiste) pour se vautrer dans la sympatocherie footballistique et christique.

Ce qui est faux, car Looking for Eric a un discours de classe franchement radical à mes yeux (attention, ce qui suit sera proprement incompréhensible pour ceux qui n'auraient pas vu le film):




- l'opium du peuple (toutes ces télés partout qui sont une des raisons de la dérive familiale et dont la suppression représente un pas vers le retour à la liberté des personnages principaux),
- le militantisme communiste (Cantona et les Red Devils de l'équipe de Manchester!),
- l'union fait la force pour vaincre ceux qui dominent/humilient/exploitent/manipulent le peuple (la scène contre le voyou),
- la force du dialogue, du respect mutuel et du pacifisme (l'ex-femme) (mais oui),
- la possibilité d'une élévation sociale par le savoir (la fille aînée),
- l'union syndicale (les copains facteurs),
- les faibles exploités et soumis au mirage de la consommation et du bling-bling (le grand fils),
- les jeunes soumis à une violence sexuelle très tôt (le jeune fils et ses pornos)
- l'égalité sociale et le sens de la révolution (eh ouais) (l'extraordinaire scène des masques)...




J'en ai encore plein d'autres, mais le pompon, c'est de dire que Cantona symbolise la réussite du modèle américain et télévisuel de coachisation systématique, le coach de vie, le gourou, le dieu vivant. C'est absurde, Cantona lui-même avouant dans une scène très drôle (le film est très drôle) que non, il n'est pas un homme, il est Cantona.
Comprendre: il n'est que Cantona; en plus si ça se trouve, il n'existe même pas.



A noter que pour le fan de Cantona qui m'accompagnait, les scènes de souvenirs de buts et de passes glorieuses donnent le frisson.

***

Looking for Eric, un film de Ken Loach coproduit par Eric Cantonna (2009).

Un autre film britannique qui fait semblant de parler de foot pour tenir un discours social: Bend it Like Beckham!, un film de Gurinder Chadha (2002).

Un autre film avec des facteurs, mais un film bien pourri et bien pas drôle: Bienvenue chez les Ch'tis!, de Dany Boon (2007).

mercredi

un chat un chat, Sophie Fillières

Un film enlevé, léger, grave, triste et joyeux, avec des choses finies, des choses qui commencent et d'autres encore (parfois ce sont les mêmes) qui se poursuivent. On rit à des moments incongrus, alors qu'on ne voyait pas le rire venir.


Un film qui donne envie d'avoir un jeu de sourcils fantastique!

***
Un chat un chat, un film de Sophie Fillières (France, 2009).

Un autre film étrange et proche de cette réalisatrice: Aïe!, avec Hélène Fillières et André Dussolier (2000).

mardi

Le déjeuner du 15 août, Gianni Di Gregorio

Giaanniii.

Giaanniii.

Giaanniii.

Il y a toujours une vieille qui appelle Gianni depuis une autre pièce, dans cet appartement romain où on se cache de la chaleur du mois d'août.
Gianni se farcit pour des raisons qui lui appartiennent la présence de quatre mamas plus vraies que nature: caprices, déjeuners, dîners, nuits, la table, la télé, les câlins, les tisanes, les danses endiablées. Un jour et demi ahurissant, des verres de blanc bien frais, des légumes, des cigarettes sur la terrasse, des gratins de pâtes. 
Un charme absolument romain, en fait.

***
Le déjeuner du 15 août, un film de Giaaniii Di Gregorio (Italie, 2008).

Une autre comédie italienne  que j'aime follement: Mariage à l'italienne, de Vittorio De Sica (1964).

Un autre film avec une vieille emmerdeuse mais émouvante quand même, au fond: Tatie Danielle, d'Etienne Chatiliez (1990).