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lundi

Vie et mort d'Emile Ajar, Romain Gary

J'adore les gens drôles et désespérés, et Romain Gary, justement, il est drôle et désespéré. Et les quarante pages de cet opuscule à la publication posthume, elles sont drôles et désespérées.


Il ne s'agit pas de redondance, mais de cohérence!


***

Vie et mort d'Emile Ajar, Romain Gary (1981).

Une citation liminaire? "De ce que la littérature se crut et se voulut être pendant si longtemps -une contribution à l'épanouissement de l'homme et à son progrès- il ne reste même plus l'illusion lyrique." 

Une citation sibylline pour les néophytes? "Je m'attache très facilement."



3.1

Bon demain c'est mon anniversaire, et je deviens vieille pour de bon, alors pour l'occasion, j'ai trouvé un colis amazon.de, commandé par un type sublime, qui nous connait bien (moi et mon amour des virgules ou parenthèses):

Vie et mort d'Emile Ajar, de Romain Gary

Les Oeuvres complètes (romans, nouvelles, essais, correspondance) de Flannery O'Connor

Enquête sur Hamlet, le dialogue de sourds, de Pierre Bayard




Je me désole de ne pas être une personne d'apparence très reconnaissante ou chaleureuse, mais je sais bien où je suis et grâce à qui.

mercredi

Gros-Câlin, Emile Ajar

Romain Gary, un des plus flamboyants et mystérieux auteurs du XXème siècle: courageux, intelligent, talentueux, drôle, politique, beau, et en plus de tout ça légendaire; vraiment un de ces types dont on voudrait faire un modèle pour son propre fils (Romain Gary pêchait-il par bavardage étant enfant? voilà qui me tourmente pour des raisons filiales justement).

Pourquoi parle-je de Romain Gary? Car Emile Ajar naquit de l'imagination dudit Romain Gary (né Roman Kacew, d'ailleurs) (il a écrit sous d'autres pseudos aussi, mais dans une moindre gloire), pour devenir l'auteur de quelques uns de ses plus chouettes romans, notamment La vie devant soi (prix Goncourt en je ne sais plus quelle année mais ça doit se trouver aisément dans l'internet mondial) et ce Gros-Câlin, méconnu mais délicieusement neurasthénique et pathétique à mon goût.

Cousin a vingt-huit ans, il est orphelin, parisien et statisticien, on comprendra aisément son énorme besoin de bras pour l'étreindre, le réchauffer, lui témoigner de l'affection, de la sympathie et de l'amour si possible démographique. Un gros python fera l'affaire.

Innocence, naïveté et terrible clarté de vue font déjà partie du style inimitable d'Emile Ajar (Gros-Câlin est son "premier" roman). Il évoque principalement la solitude du monde moderne, les difficultés de communiquer, mais sur un ton si décalé et drôle malgré tout qu'on oublierait presque le pessimisme sur lequel s'achève à mon sens le roman.

***

Gros-Câlin, Emile Ajar (Romain Gary), 1974.

Un autre roman merveilleux d'Emile Ajar? La vie devant soi, Prix Goncourt (refusé) 1975. Egalement adapté avec succès au cinéma en 1977 par Moshé Mizrahi, Simone Signoret interprétant le rôle de Madame Rosa (et oscarisée pour cela).