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mardi

Challenge Woody Allen#2 Hannah and her sisters


Avec Mario Poppins*, mon époux noces de cuir, nous avons décidé de regarder une dernière fois notre collection de Woody Allen avant d'enfermer nos DVD pour un nombre d'années indéterminé. Notes ex abrupto.


Hannah and her sisters ***


(1986) avec Mia Farrow, Dianne West, Michael Caine, Woody Allen. 
Comédie bavarde.

Trois soeurs, deux maris, un tas de possibilités. 
Hannah (Mia Farrow), l'aînée des trois soeurs, est la rescapée de la famille: riche, brillante, comblée, épanouie dans sa vie professionnelle et familiale alors que ses deux soeurs, Lee et Holly, pas du tout.
L'une est droguée, l'autre alcoolique, elles n'ont pas de travail, vivotant des bluettes sans lendemain ou aux crochets d'un vieil emmerdeur -mais cultivé. 
Lee et Holly se partagent les miettes d'Hannah en lui tapant du fric, mangeant à sa table ou en couchant avec ses maris ou ex-maris (Michael Caine, parfait dans son imper col de fourrure, et Woody Allen, hypocondriaque perdu dans sa foi, soigné par les Marx Brothers).

Hannah partageant sa félicité, les frangines finiront par trouver le bonheur.

vendredi

Joyeuses funérailles, Ludmila Oulitskaïa

Un délicieux petit roman réunissant à la fois de l'âme slave et de l'esprit new-yorkais que j'affectionne tant.



Il y a plein de monde qui circule dans ce grand loft où le héros de ces dames se meure lentement; d'après les infos télévisées, ça bouge en URSS; l'Amérique a réservé des parcours différents à tous ces émigrés qui se fréquentent autour du futur défunt, comme un Moscou reconstitué; l'air suffoquant de l'été new-yorkais plonge tous les personnages, qui veillent au chevet de leur ami, dans une certaine torpeur, se désaltérant de vodka au jus d'orange, à la mode américaine. Une jeune fille qui se cherche une histoire, des ex-maîtresses qui ressassent, un pope et un rabbin, une folle qui ne sait pas quoi se mettre, le sens du départ, beaucoup d'amis responsables, une scène finale très émouvante.

***

Joyeuses funérailles, Ludmila Oulitskaïa, Gallimard, Folio (1997).

Un autre petit roman bourré d'expatriés bohêmes: Jours tranquilles à Clichy, Henry Miller.