Affichage des articles dont le libellé est Roth (Philip). Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Roth (Philip). Afficher tous les articles

mercredi

La contrevie, Philip Roth

Voilà les cartes:

Londres, Newark, Jerusalem.
Nathan, Henry, Maria.
Le sexe, la mort, la religion, l'écriture, une vie et une seule.
La Suisse, la Judée, le Gloucestershire.
Les parents, les enfants, les épouses et les amants. Les frères ou les faux frères.
Baiser ou ne pas pouvoir, mourir ou ne pas vouloir,  s'engager ou s'enfuir, le livre ou le contrelivre, la vie ou la contrevie.



La contrevie est une succession de mélanges, d'options et de diverses possibilités à partir de ces ingrédients essentiels et majeurs chez Philip Roth (et les êtres humains en général).

Que faire de l'unique chance de vivre que nous avons? comment sont distribuées les cartes? comment tricher? comment gagner? c'est quoi gagner quand on sait que tout est perdu d'avance?

Et comme ça m'épuise d'être aussi spirituelle et profonde, je m'arrête là!


***

La contrevie, Philip Roth (1986). (V.O. The counterlife)

Ce que je préfère chez Philip Roth? Nathan Zuckerman!

jeudi

J'ai épousé un communiste, Philip Roth

Comme d'habitude avec ce prolifique auteur américain, j'ai adoré, et je conseille grandement la lecture de ce roman à toute personne normalement constituée, aimant la grande histoire mêlée à la petite (mon dada, je le concède).
Style impeccable, intelligent, passionnant.
Les thèmes abordés: la politique au début du McCarthysme, la chasse aux sorcières, le miroir aux alouettes du communisme d'avant la déstalinisation, mais pas uniquement; j'ai beaucoup apprécié la relation du jeune homme en devenir face à la découverte du père spirituel, choisi, admiré, et pas imposé comme le père naturel (rejeté pour être mieux compris- plus tard), puis son désaveu (avant l'élection d'un nouveau modèle, etc). C'est en fait le récit de la constitution d'une personnalité adulte (et d'écrivain, par ailleurs), vue et comprise par le jeune homme lui-même avec le recul de plus de quarante ans.

Ajoutons à cela les différents points de vue, l'art et la manière dont l'auteur montre que chaque événement a été vécu différemment selon les personnages (le héros, son meilleur ami, son frère, sa femme, sa belle-fille, son fils spirituel, sa maîtresse, sa belle-soeur...), en rapport avec leur âge, leur personnalité, leur connaissance de détails ou de scènes inconnus des autres, leur capacité d'analyse. J'ai trouvé ça très bien foutu.
Plus convenu: la culpabilité, les tensions familiales, la sensibilité, l'amitié, le positionnement et les choix de vie politiques, la littérature comme béquille, l'incompréhension systématique entre parents qui veulent bien faire et enfants sourds (oui, bon, ça, je suis encore trop jeune pour apprécier la sans doute juste valeur de cet aspect-là du roman), la longueur d'une vie, la difficulté de rester soi (quand on s'est trouvé), et honnête avec ses choix; du Philip Roth, quoi (ce n'est pas une critique négative).

Voilà un excellent roman avec des trucs qui se passent dedans, ouah!



***

J'ai épousé un communiste, Philip Roth, Gallimard, Folio, 1998.

Dans cet excellent roman, Philip Roth cite quelques auteurs à lire de toute évidence: Arthur Miller, Hemingway, Tom Wolfe et John Dos Passos.