dimanche

Station balnéaire, Christian Giudicelli

De Paris à La Grande Motte, vers 1985.

La baronne, une vielle fille minable qui passe sa journée à rêver des délires sado-maso, en adoration secrète devant José, le petit portugais qui sert d'homme à tout faire dans l'hôtel dont elle est gérante.

Marie, une femme de chambre insignifiante et insipide raide dingue de José, son collègue mutique à l'hôtel.

Le père de Marie, alcoolique aux abois, qui compte sur sa nunuche de fille (dont il a oublié le nom) pour survivre jour après jour.

Jacques, un écrivain homosexuel qui utilise deux fois par semaine un petit tapineur répondant au doux nom de José, à des fins sexuelles et littéraires.

José, un sacré petit con.

Tout ça finit mal pour tout le monde (sauf pour l'écrivain qui, on le devine, finira par trouver l'inspiration dans cet ensemble sordide).




Attention roman français typique: autofiction assumée, astuces bidons dans la narration et une fin qui se devine à la page 2, mais ça se laisse lire malgré tout.


***

Station balnéaire, Christian Giudicelli (1986).

D'autres Prix Renaudot (Station Balnéaire l'a reçu en 1986 et Giudicelli fait partie du jury aujourd'hui) que j'ai lu: Les Choses de Georges Pérec (1965), et Chagrin d'école de Daniel Pennac (2007). Ouh c'est pas beaucoup, on dirait bien que les écrivains français c'est pas mon truc!


Un autre roman avec un jeune loser paumé qui ne peut pas s'empêcher d'entraîner les autres dans sa chute? Le Rocher de Brighton, de Graham Greene (1938).



2 commentaires:

Agnès a dit…

Tiens c'est drôle de penser aux prix littéraires... je pense que l'on aurait des surprises... certainement beaucoup d'auteurs tombés en oubli... enfin pas Les choses en tous cas!
Ça me donne envie ce bouquin. J'aime les histoires d'hôtels!

L'affreuse a dit…

Oui ça peut être amusant, mais à la rigueur, comme j'ai lu dans un autre blog, autant se plonger dans les prix Pulitzer! Mais c'est vrai que je lis très peu d'auteurs français, je vais essayer de me faire violence...